Le lien fraternel : impact des affects et des fantasmes au sein de la fratrie
La psychanalyse classique insiste sur les liens d’un sujet à ses parents, la situation œdipienne, le complexe d’Œdipe, pour le développement de la personnalité. Elle néglige le lien fraternel. Or, les expériences au sein de la fratrie, la situation adelphique, le complexe fraternel, sont au moins aussi importants voire encore plus essentiels et déterminants quant au développement psychique d’un sujet, à son parcours de vie, à ses relations aux autres et au monde. Nous explorerons la nature des liens fraternels, l’impact des affects et des fantasmes qu’ils mobilisent.
L’enfant unique et le complexe fraternel
L’enfant unique n’a pas l’expérience du partage du corps maternel avec un autre semblable, frère ou sœur, mais avec le père. Il est d’emblée confronté à la réalité du rival, à la problématique de la différence et à ses enjeux narcissiques. Sauf problématique de perversion du côté maternel et/ou paternel, il est condamné à la solitude, mais pas obligatoirement à l’isolement.
La salle du Théâtre se trouve sur le site de Préfargier.
2074 Marin-Epagnier